La Journée mondiale de l’environnement est célébrée chaque 5 juin. En 2026, l’événement se tiendra en Azerbaïdjan sur le thème du changement climatique, avec la campagne mondiale #MaintenantPourLeClimat.
En tant qu’élu CSE, il est essentiel de comprendre votre rôle : la loi Climat & Résilience CSE a clairement intégré l’environnement comme une prérogative légale du comité. Cela signifie que votre rôle CSE environnement est désormais officiel, avec des droits et obligations précis.
Grâce à cette loi, vous pouvez exercer votre droit CSE environnement : consultation obligatoire de l’employeur sur les sujets environnementaux, suivi via la BDESE CSE avec indicateurs environnementaux, mise en place de commissions environnement CSE, sensibilisation et formation des équipes (sensibilisation salariés environnement), et lancement d’actions CSE écologiques pour favoriser la transition écologique CSE.
Ce guide pratique rassemble tout ce que vous devez savoir pour agir efficacement, avec des exemples concrets et des bonnes pratiques directement exploitables.
Journée mondiale de l’environnement 2026 : quel impact pour votre entreprise ?
Journée mondiale de l’environnement 2026 : quel impact pour votre entreprise ?
Le 5 juin 2026 ne se résume pas à une communication d’entreprise responsable. Derrière le slogan #MaintenantPourLeClimat se joue une traduction concrète dans vos locaux, vos indicateurs et vos obligations.
Le thème de la Journée mondiale de l'environnement 2026
Créée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) en 1972 et célébrée chaque 5 juin depuis 1973, la Journée mondiale de l’environnement est la plus grande plateforme mondiale de sensibilisation à l’environnement. Elle rassemble des millions de personnes dans plus de 150 pays.
Chaque année, un pays hôte et un thème spécifique sont choisis. En 2026, c’est l’Azerbaïdjan qui porte l’événement.
Cette journée n’est pas une simple date symbolique. Elle génère des milliers d’actions de terrain et une couverture médiatique internationale.
Pour votre CSE, c’est une occasion unique de mettre en lumière votre engagement environnemental.
La campagne 2026 met l’accent sur le changement climatique. Montée des eaux, incendies incontrôlables, vagues de chaleur, dépassement du seuil de 1,5°C : les signaux sont clairs. Le hashtag officiel #MaintenantPourLeClimat invite à passer de l’alerte à l’action collective.
La thématique climat rejoint directement les indicateurs obligatoires que l’employeur doit désormais intégrer dans la BDESE (émissions de gaz à effet de serre, bilan carbone…).
Pourquoi cette journée intéresse le CSE ?
La transition écologique n’est plus une option pour votre mandat. Depuis la loi Climat & Résilience (2021), le CSE est obligatoirement informé et consulté sur les conséquences environnementales des décisions de l’entreprise.
Pourtant, selon une enquête du cabinet Syndex menée en 2023, 67 % des élus CSE interrogés se sentent insuffisamment formés sur les sujets environnementaux.
Le 5 juin 2026 est une opportunité pour vous faire connaître sur ce sujet auprès des salariés, déclencher des actions concrètes, et exiger des formations et des informations de l’employeur.
Le Code du travail ne circonscrit pas la notion d’environnement. Il s’agit de l’empreinte environnementale de l’entreprise au sens large : les enjeux climat, mais aussi les pollutions produites, la biodiversité, ou encore le rapport aux ressources épuisables comme l’eau ou certains minerais.
Sur le terrain, les élus CSE le constatent souvent : les sujets environnementaux sont techniques, et tout le monde ne maîtrise pas les notions d’empreinte carbone, de biodiversité ou de ressources épuisables. Ajoutez à cela l’absence d’heures de délégation supplémentaires et de budget fléché pour des expertises externes. La fusion des instances n’a rien arrangé : les moyens des représentants du personnel ont été réduits. Résultat, beaucoup d’élus se sentent démunis face à leurs nouvelles prérogatives environnementales.
La journée du 5 juin 2026 est l’occasion en or pour mettre ces difficultés sur la table lors d’une réunion avec l’employeur et obtenir des engagements concrets, comme une formation collective ou l’accès à un expert-comptable.
CSE et environnement : les pouvoirs que vous devez absolument connaître
CSE et environnement : les pouvoirs que vous devez absolument connaître
Avant d’agir le 5 juin, encore faut-il savoir ce que la loi vous permet d’exiger.
Loi Climat & Résilience (2021) : consultation obligatoire et BDESE
Les articles L2312-8 et L2312-17 du Code du travail imposent à l’employeur (entreprises de plus de 50 salariés) d’informer et consulter le CSE sur les conséquences environnementales de son activité.
Pour exercer ce contrôle, vous disposez de la BDESE (Base de Données Économiques, Sociales et Environnementales). Elle contient trois familles d’indicateurs que l’employeur doit obligatoirement mettre à votre disposition :
| Thème | Exemples d’indicateurs |
|---|---|
| Changement climatique | Émissions de gaz à effet de serre (BEGES), bilan carbone |
| Économie circulaire | Gestion des déchets (dangereux et non dangereux), consommation d’eau et d’énergie, achats responsables |
| Politique générale environnementale | Organisation de l’entreprise, certifications (ISO 26000…), audits environnementaux |
Ces informations sont d’ordre public. Ni l’employeur ni les syndicats ne peuvent négocier leur retrait de la BDESE.
ANI 2023 et CSRD 2025 : des leviers supplémentaires
L’Accord national interprofessionnel du 11 avril 2023 offre un véritable mode d’emploi pour intégrer l’environnement dans le dialogue social. Par ailleurs, la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) renforce les obligations de transparence.
Depuis le 1er janvier 2025, certaines entreprises doivent publier des informations détaillées sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
La CSRD donne au CSE un droit de consultation sur les informations de durabilité et les méthodes de vérification.
Concrètement, ces nouveaux pouvoirs s’exercent lors des trois consultations récurrentes : sur la politique sociale, la situation économique et financière, et les orientations stratégiques.
Par exemple, vous pouvez aborder l’impact pour les salariés d’une modification des processus de travail visant à réduire l’empreinte carbone, ou encore les enjeux d’adaptation en cas de canicule ou d’intempéries. De même, lors d’un déménagement ou de l’introduction d’une nouvelle ligne de production, le CSE doit être consulté non seulement sur les conséquences économiques et sociales, mais aussi sur les conséquences environnementales du projet.
Droit d’alerte environnemental et formation obligatoire
Le CSE dispose d’un droit d’alerte environnemental en cas d’atteinte grave à l’environnement. Il peut également exercer un droit d’alerte en cas de danger grave et imminent pour la santé publique ou l’environnement.
Côté formation, deux dispositifs clés existent. D’abord, le stage de formation économique de 5 jours pour les nouveaux élus peut inclure les conséquences environnementales de l’activité. Ensuite, le congé de formation économique, sociale, environnementale et syndicale (CFESES) est accessible à tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Si l’employeur ne respecte pas ses obligations (absence de consultation, BDESE incomplète), le CSE peut alerter l’inspection du travail et recourir à un expert-comptable aux frais de l’entreprise.
Le 5 juin 2026, on passe à l’action : trois initiatives en entreprise
“Il faudrait un plan d’action…” Trop souvent, cette phrase tue l’action. Voici trois pistes précises. Elles fonctionnent le 5 juin comme le reste de l’année.
La journée mondiale de l’environnement : l’occasion de se former
Plusieurs organismes proposent des formations plus ou moins denses, pensées pour des élus qui n’ont pas de temps à perdre.
Par exemple, une formation d’une journée peut vous apprendre à intervenir en CSE sur les enjeux environnementaux et à construire un programme de mesures concrètes que le comité pourra mettre en œuvre dans l’entreprise.
Une formation de plusieurs jours peut vous initier à l’intégration des aspects environnementaux, au calcul de l’empreinte carbone et à l’élaboration d’un plan d’actions décarbonées.
Il existe aussi des formations d’une journée en commun employeur/CSE, abordant le cadre légal, le dialogue social, le DUER, la RSE et le droit d’alerte environnemental.
Depuis la loi Climat & Résilience (2021), le CSE peut recourir à un expert-comptable dans le cadre des trois consultations récurrentes (orientations stratégiques, situation économique et financière, politique sociale). La mission de l'expert-comptable porte désormais sur les aspects environnementaux – analyse de l'empreinte, évaluation de l'impact de la transition écologique, vérification des informations de la BDESE. C'est un levier puissant, pris en charge par l'employeur dans ce cadre. Mais attention : son utilisation doit s'inscrire dans une consultation précise. L'employeur peut contester son étendue.
Demandez plusieurs devis pour comparer, et utilisez la journée du 5 juin pour proposer à l’employeur une session collective.
Créer une commission environnement pour peser sur les chiffres
La commission environnement (ou développement durable) est une commission facultative du CSE. Elle permet de structurer les échanges sur les sujets environnementaux, d’identifier des élus référents, de suivre les indicateurs de la BDESE et de préparer les consultations obligatoires.
Elle peut également associer des salariés non élus et des membres de la direction RSE. Pour la créer, un accord d’entreprise signé avec les organisations syndicales majoritaires est nécessaire (article L2315-45 du Code du travail). Une commission bien outillée peut même proposer des audits ou participer au bilan carbone de l’entreprise.
Sa mise en place se fait donc par accord d'entreprise avec les organisations syndicales majoritaires. En l'absence d'un tel accord, son existence est néanmoins possible si l'employeur donne son accord exprès, selon des modalités définies conjointement (nombre d'élus, fréquence des réunions, etc.).
Une commission environnement crédible renforce votre légitimité pour alerter sur les impacts environnementaux de l’entreprise..
Sensibiliser les salariés et réinventer vos ASC
Le 5 juin 2026, vous pouvez lancer des actions de sensibilisation concrètes : une conférence, un atelier sur le tri ou les économies d’énergie, un défi zéro déchet ou covoiturage, une newsletter spéciale. Des plateformes collaboratives existent pour vous aider à organiser ces défis.
Côté activités sociales et culturelles (ASC), le cap est clair : passez au vert.
Selon une étude de Représente.org (2020), 90 % des salariés souhaitent bénéficier d’offres d’ASC plus écologiques.
Concrètement, vous pouvez privilégier des voyages accessibles en train plutôt qu’en avion, des cadeaux locaux ou durables, et des prestataires labellisés.
Sans transition sociale, la transition écologique peut stagner. Le CSE a un rôle clé pour veiller à ce que les mesures environnementales ne se fassent pas au détriment des salariés.
Associer le dialogue social à chaque projet écologique est une condition de réussite.
Faire évoluer les ASC vers des offres davantage écoresponsables est également une question de cohérence. On ne peut pas alerter l’entreprise sur ses pollutions et financer des activités à fort bilan carbone. La crédibilité du CSE en dépend.
La Journée mondiale de l’environnement 2026 aura lieu le 5 juin, avec l’Azerbaïdjan comme pays hôte et le thème du changement climatique (#MaintenantPourLeClimat).
C’est une occasion idéale pour que votre CSE prenne des initiatives concrètes sur le climat et la transition écologique. La loi Climat & Résilience CSE vous donne des droits exigeables : consultation CSE impact environnement, suivi via la BDESE CSE avec indicateurs environnementaux, création de commissions environnement CSE, et formation des équipes (sensibilisation salariés environnement).
Passez à l’action : organisez des ateliers ou défis écologiques, rendez vos ASC plus vertes et mettez en place des actions CSE écologiques pour renforcer votre crédibilité. La transition écologique CSE devient un levier stratégique pour l’entreprise, et votre rôle d’élu est central pour informer, accompagner et structurer ces initiatives.
FAQ
1. Le CSE peut-il refuser de donner son avis si la BDESE n’est pas complète ?
2. Quelles sont les sanctions si l’employeur ne consulte pas le CSE sur l’environnement ?
3. Un élu peut-il se former à l’environnement sans passer par l’employeur ?
4. Comment créer une commission environnement si l’employeur refuse ?
5. La Journée mondiale de l’environnement peut-elle être imposée à l’employeur comme thème de réunion CSE ?
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